Qui sommes nous ?

Créée en 1991 par messieurs Yves PIRIOU et Guy LE TACON, l’association « nos lavoirs » a permis de mettre en place une restauration progressive des lavoirs bordant les berges du trieux.

La renaissance des lavoirs se mettait en route !

1. La ville de Pontrieux

Vers la fin du 19ème et au début du 20ème siècle, Pontrieux est une ville prospère et active. Nichée au fond de l’estuaire du Trieux, elle est le passage obligé entre le Trégor et le Goëlo.
Port de commerce animé, Pontrieux attire nombre de négociants, industriels, armateurs et notables.
Leurs maisons, avec façade en granit, bordent la rue pavée Saint Yves.

Dans la plupart d’entre elles, on retrouve un personnel de maison important : cocher, femmes de ménages, cuisinières ainsi que les lavandières chargées de laver le linge de la famille.
Même si Pontrieux dénombrait cinq lavoirs publics, les épouses de ces riches propriétaires ne souhaitaient pas que leur belle lingerie soit lavée en public. En outre, elles ne souhaitaient pas que leurs lavandières réunies dans un lavoir public racontent les anecdotes de la famille.
En conséquence, elles demandèrent à leurs riches époux de faire construire un lavoir, protégé par des murs
de pierre et une toiture en ardoise, sur les bords du Trieux à l’extrémité de leur propriété (au fond du jardin).

Le déclin commercial et industriel de la ville ainsi que l’arrivée du lave-linge (vers 1965) met un terme à l’utilisation des lavoirs. Ceux-ci tombent dans l’oubli et se font envahir par les ronces rendant leur accès difficile voire impossible.

2. Les lavoirs

L’architecture des lavoirs est différente de celle que nous pouvons connaître ailleurs.
En effet il n’existe pas de plan sur lequel la lavandière pouvait battre le linge devant elle (comme dans la majeure partie des lavoirs français).

A Pontrieux, les lavoirs sont construits de la façon suivante :

– murs en pierre

– charpente en bois

– couverture en ardoise

– sol dallé

– porte permettant l’accès au jardin

– cheminée et foyer dans certains lavoirs

– une succession de marches qui permettait à la lavandière de battre son linge. Le niveau de l’eau n’étant pas constant (fluctuation au gré des marées et des précipitations), cette série de marche permettait également à la lavandière de laver son linge au gré des saisons.

– certains lavoirs étaient surmontés d’un étage (servant de salon de thé ou de logement pour le personnel)

Il faut donc imaginer la pénibilité de la position de la lavandière qui travaillait à genou, parallèlement au fleuve le Trieux.

3. Le travail des lavandières

Les lavandières avaient une méthodologie de travail précise :

– mettre le linge dans une manne d’osier et apporter le linge sale dans une brouette au lavoir

– tremper le linge dans la rivière, le savonner, le battre (avec le battoir) et le brosser

– allumer le foyer dans les cheminées ou sous le trépied

– faire bouillir l’eau dans les lessiveuses en y incorporant un pochon de toile rempli de cendre de bois (sauf la cendre de chêne qui teinte le linge). La cendre de bois a le pouvoir de rendre le linge plus blanc (la cendre contient de la potasse)

– rincer le linge, le frapper à nouveau puis le tordre

– transporter le linge lavé dans la brouette pour aller l’étendre (sur l’herbe, sur un fil…). Le fait d’étendre son linge aux rayons de la lune permettait également de le blanchir.

Pour de plus amples informations sur l’histoire de nos lavoirs, venez faire une promenade en barque.

Les promenades commentées se déroulent tous les ans des mois de mai à septembre.

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